Encore une bonne nouvelle !!! Comme toutes les soft skills sont interdépendantes, elles se développent les unes à partir des autres. Voilà donc un bon point de départ. 

_Quelles sont les soft skills de base à partir desquelles les autres se développent ? 

Au quotidien, nous utilisons tous 4 soft skills de base de manière plus ou moins consciente. Elles nous permettent de gérer l’ensemble des situations auxquelles nous devons faire face :

  1. la conscience : il s’agit de la « connaissance immédiate de sa propre activité psychique » selon le Larousse. Autrement dit, c’est la conscience dont un individu perçoit l’activité de son esprit. La première étape primordiale pour développer ses soft skills est la conscience du moment présent, la conscience de devoir vivre telle ou telle situation complexe, la conscience des solutions à mettre en place, la conscience des émotions qui vous traversent à l’instant, la conscience de votre environnement, la conscience des pensées qui vont et viennent en vous mais aussi la conscience potentielle de vos autres soft skills à déployer pour solutionner le problème. Il s’agit d’un travail introspectif, plus ou moins approfondi en fonction des individus.
  2. la confiance : la confiance en soi, la confiance en la vie, la confiance en ses compétences, la confiance en les autres… mais de quelle confiance parle t-on au juste ? La confiance en soi est l’un des thèmes les plus remâchés de la psychologie grand public. Charles Pépin, philosophe contemporain, explore les ressorts de la confiance en soi dans son dernier livre La Confiance en soi, une philosophie. Il précise que le paradoxe de la confiance en soi réside dans le fait qu’elle s’articule autour de 2 éléments : « la maîtrise et l’abandon ». Maîtrise, parce qu’il faut être compétent dans sa matière. Abandon, parce que la vraie confiance consiste à répéter un savoir-faire pour savoir aller au-delà. Il nous rassure en nous expliquant que la confiance en soi ne vient pas de soi mais des autres, car nous sommes avant tout des êtres relationnels. L’enfant, dès sa venue au monde, est un être dépendant. Il ne prend confiance qu’à la condition d’avoir d’abord confiance en ceux qui l’entourent. En résumé, si nous devons poser l’équation du problème de la confiance en soi, cela serait : Confiance en soi = confiance technique (savoir-faire/ compétences) + confiance relationnelle (en lien avec les autres) + confiance originaire (confiance en la vie, en l’avenir, accueil de l’inconnu). Ces 3 éléments sont indissociables pour construire une confiance en soi.
  3. l’esprit d’entreprendre ou l’esprit d’initiative : je vous rassure, cette soft skill n’est pas dédiée aux entrepreneurs, à ceux qui ont décidé de créer leur entreprise. Elle est à la portée de ceux qui veulent développer leur engagement, leur participation active dans un projet en souhaitant apporter des solutions à une cible. Par exemple, il pourrait s’agir d’un manager qui souhaite développer pour son équipe un parcours pédagogique pour apprendre à mieux gérer son temps à l’ère du digital. Nous retrouvons bien la notion d’engagement, de participation active dans un projet, la solution apportée pour l’équipe.
  4. la synergie ou l’art de connecter : elle est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant ensemble créent un effet global. La synergie permet de réfléchir en termes d’intelligence collective. Un bel exemple de synergie est le travail réalisé en brainstorming. « Seul on va vite ensemble on va loin », ce proverbe africain illustre bien les vertus de la collaboration, du travail en réseau.

_Comment développer la soft skill « conscience » ? 

Vous prenez conscience de ce qui se passe en vous quand vous vous écoutez, quand vous êtes attentif à ce qui se passe dans l’humain que vous êtes. S’écouter est la première étape essentielle pour ne pas se laisser envahir (par le monde, les collègues, les directives, la famille…), pour se centrer, se re-axer, pour être au plus près de ses valeurs et de son désir. Et comme le dit si bien Fabrice Midal, philosophe et fondateur de l’École Occidentale de Méditation : 

« Méditez pour vous foutre la paix! »

“Méditer, c’est faire de la place dans son cœur pour mieux accueillir la réalité”.

Autrement dit, méditer consiste à apprendre à vivre de manière consciente ce que vous vivez au présent : ce qui se passe en vous, que ce soit vos pensées, vos émotions, les battements de votre coeur, la sensation du vent sur votre peau, la chaleur que dégage vos mains posées sur vos cuisses… mais aussi ce qui se passe autour de vous : le bruit de la nature ou alors des travaux en ville, les rires d’enfants au parc ou encore le silence absolu.

Pour être accompagné dans l’exercice de la méditation, je vous conseille un guide que vous pouvez emporter partout dans votre poche, il s’agit de l’application Petit Bambou. Testée et approuvée. Vous débutez par un parcours initiatique et des méditations courtes de 10 minutes par jour. Vous accorder ces quelques minutes, rien que pour vous, est un cadeau que vous vous faites. C’est un temps de recul, de respiration, un temps pour prendre de la hauteur. Vous pourrez ensuite reprendre le cours de vos activités de manière plus sereine, plus éclairée, plus consciente. 

_Comment développer la soft skill « confiance » ? 

« Un bon leader encourage les gens à avoir confiance en lui. Un grand leader encourage les gens à avoir confiance en eux-mêmes. » Eleanor Roosevelt

En séance de coaching ou en discutant avec mes amis, je constate que le plus souvent nos crises de confiance prennent racine dans nos traumatismes infantiles. Certains ont été humiliés ou rejetés, d’autres ont été trahis, abandonnés ou ont vécu une injustice. Parfois, ils ont même cumulés plusieurs blessures. Lise Bourbeau détaille  très bien les cinq blessures narcissiques dans son livre Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même

Ce qui est rassurant est que la confiance en soi est un sujet qui se travaille. Elle n’est pas figée, elle grandit avec la conscience qu’elle peut évoluer à l’aide de quelques outils. Pour se libérer d’un potentiel fatalisme que l’on a pu nous enseigner plus jeune, il est urgent de distinguer « l’être » (l’immuable) et le « devenir » (le muable). La première étape pour développer la soft skill « confiance » est donc de prendre confiance en ce que nous pouvons devenir.

L’élément par excellence qui permet de développer votre confiance est déjà en vous, il s’agit de votre intuition. La bonne conseillère, celle qui sait avant votre conscience. Enfant, dans le système scolaire, on ne vous a pas appris à vous écouter, à vous faire confiance. On a vous encouragé à « pouvoir mieux faire », on lisait peut être sur vos bulletins scolaires « tu dois faire des efforts », on vous a mis des notes « A,B,C » et des notes sur 10 ou 20.  La nécessaire empathie pour faire progresser l’enfant n’était pas toujours au rdv. Les professeurs se concentraient sur l’acquisition des compétences, sur le savoir-faire, sur la technique. Les études PISA orchestrées par l’Education Nationale en France participe tous les 3 ans à une évaluation internationale pour faire le point sur les compétences, les acquis des élèves arrivés à l’âge de 15 ans. Les résultats des élèves en France montrent qu’il existe un fort décalage entre leur niveau de connaissances et les réponses données aux tests. En effet, au moment de prendre la décision de répondre, ils se trompent plus que la moyenne. La confiance en soi prenant ses racines dès l’enfance, il est capital d’aider nos enfants sur ce sujet, c’est aussi une question d’éducation. Pour les aider à développer leur écoute et leur intuition, éléments essentiels et constitutifs de la confiance, vous pouvez aussi pratiquer la méditation en famille.

Pour gagner en confiance en soi, il est nécessaire de faire un travail d’acceptation, celui que nous ne maitrisons pas tout. Et apprendre à se dire : « je sais que je ne maitrise pas tout ce que je fais ni ce que font les autres. Je ne maitrise donc pas toutes les conséquences. Le doute est permanent et cela ne m’empêchera pas de décider, de passer à l’action, d’oser, de vivre mes expériences ». Il s’agit là d’accepter de pouvoir échouer. Avoir confiance en soi, c’est aussi accepter de vivre avec ses peurs. L’échec est la manière humaine d’apprendre. « Je rejoins les coachs lorsqu’ils conseillent de passer à l’acte, de s’entraîner à décider pour de petites choses. Agir le plus souvent possible aide à gagner en confiance. » précise Charles Pépin.

_Comment développer la soft skill « l’esprit d’entreprendre » ou « l’esprit d’initiative » ? 

Entreprendre, prendre des initiatives est à la portée de tous, il s’agit d’un état d’esprit. C’est un sujet qui n’est pas nécessairement inné et qui peut se développer. Quand je travaillais en entreprise, ceux qui disposaient de cet état d’esprit était fortement valorisé, on les appelait les « solution maker ». Cela signifie qu’ils étaient orientés « solution ». S’il y avait un problème, il y a avait une solution. Si la solution n’était pas au rdv, c’est qu’il n’y avait pas de problème ou qu’il était mal posé. Une belle inspiration d’Albert Einstein.

« La vision sans l’action n’est qu’un rêve, et l’action sans vision est vaine et ennuyeuse. ». Robert Dilts

Pour développer votre esprit d’entreprendre, il faut développer votre capacité à avoir une vision, à aller au delà du concept et des idées. Visualiser des images vous permettant de voir votre projet déjà réalisé.  Robert Dilts, auteur américain travaillant dans le domaine de la programmation neuro-linguistique (ou PNL), a repris les travaux sur les niveaux d’apprentissage de l’anthropologue Gregory Bateson. D’après lui, nous sommes psychologiquement organisés en niveaux logiques, des ensembles de processus qui influent les uns sur les autres de manière hiérarchique. Ainsi, en changeant nos croyances, nous changeons également nos capacités, nos comportements et finalement notre environnement. Il existe 6 niveaux logiques : l’environnement, le comportement, les capacités, les croyances/valeurs, l’identité et le sens, chacun répondant à une question bien précise. Grâce à l’outil, « la pyramide de Dilts », le coach vous aide à bâtir votre vision, à faire le point sur vos capacités, à vous libérer de vos croyances limitantes pour se rapprocher de votre identité avec sens. 

Une autre façon de développer votre esprit d’initiative dans votre vie professionnelle est d’avoir recours au storytelling. Le storytelling est l’art de raconter une histoire. Il « consiste à utiliser les recettes des conteurs, des écrivains, des auteurs de cinéma, de théâtre ou de séries télévisées pour mieux communiquer ». J’ai eu la chance d’être formée par la référence en la matière, Yaël Gabison, présidente de Smartside International, cabinet conseil spécialisé dans l’art de la conviction avec les techniques narratives, auteur de nombreux livres sur le storytelling, dont le dernier en tête de gondole « Devenez le roi du pitch ». Je me souviens de Yaël débutant sa formation par un speech de Steve Jobs « Connecting the dots« . L’objectif était de nous faire prendre conscience que le plaisir est le résultat de la connexion entre notre projet professionnel et ce que nous aimons dans la vie.

Si votre projet, votre produit ou votre service était un personnage, quel héros serait -il ?  qui seraient ses opposants ? qui seraient ses adjuvants ? Etc. Illustrez votre histoire, donnez de la substance à votre création. Ainsi vous développerez votre créativité. Pour bâtir votre histoire, votre vision, connectez vous à vos passions, à vos centres d’intérêts, à ce que vous aimez. L’essentiel est d’être authentique pour véritablement transmettre vos émotions et rendre crédible vos propos. Le coach vous aide à vous poser les questions qui vont faire émerger votre histoire, à visualiser les personnages qui la composent, à envisager leurs interactions, à imaginer les différentes actions à mener…

_Comment développer la soft skill « synergie » ou « l’art de connecter » ? 

L’intelligence collective au service d’un problème individuel. « Penser à plusieurs est souvent bien plus puissant que penser seul. » indique les auteurs de Reflexe Soft Skills. Mettre plusieurs cerveaux à contribution pour réfléchir à la même situation critique permet de délivrer un plus grand nombre de solutions. La coopération avec vos collègues vous permet d’obtenir un nouvel éclairage, de disposer de points de vue différents,  d’ouvrir votre champ de perception et de vous offrir un éventail d’opportunités que vous ne soupçonniez pas seul. Plus encore, l’intelligence collective peut faire émerger des compétences non identifiées à date dans l’entreprise. Cela se produit en réunion, à la machine à café, sur le chemin pour se rendre au boulot… Les échanges créent les étincelles permettant les connexions qui vont faire émerger des solutions, des idées, des opportunités.

Dans le moindre de vos échanges, vous mobilisez vos soft skills de manière consciente ou inconsciente. Quand elles sont utilisées de manière consciente, vous permettez à votre interlocuteur de déployer les siennes. Votre échange est ainsi optimisé. Quand vous communiquez, vous transmettez à votre récepteur un certain nombre d’informations qui correspondent à votre attitude. Autrement dit, vous envoyez des signaux qui sont précieux pour votre interlocuteur car il peut ajuster son comportement. Jean-Michel Oughourlian, neuropsychiatre à l’Hôpital américain de Neuilly, ancien professeur de Psychologie à la Sorbonne, s’est spécialisé dans le mimétisme grâce à sa rencontre avec le philosophe René Girard. « Au cerveau cognitif et au cerveau émotionnel se joint le « cerveau mimétique » – troisième dans l’ordre de la découverte, mais souvent premier dans celui du fonctionnement. C’est le cerveau de l’empathie, de l’amour, mais aussi de la haine. Il nous fait voir en « l’autre » un modèle, un rival ou un obstacle ». L’imitation est le point de départ des comportements humains, vos enfants n’ont ils pas débuter dans la vie en vous imitant ? Lorsque vous êtes manager, vous avez cette responsabilité. Vos comportements, vos attitudes, votre façon de réagir, de solutionner, d’écouter sont pris comme exemple par votre équipe pour grandir, pour monter en compétences, pour s’ajuster. Ainsi, en vous développant sur cette compétence, en étant juste, vous allez viraliser vos soft skills, c’est un effet de contagion positive. 

Que faites vous pour développer vos soft skills ? Que transmettez vous à vos équipes ?

Au même titre que l’actif et le passif d’une entreprise, les soft skills devraient pouvoir être comptabilisées pour  valoriser le capital humain de l’entreprise. Travailler sur les soft skills, c’est miser sur l’humain et son bien être dans l’entreprise. C’est développer la performance de l’humain et de l’entreprise pour renforcer sa résilience, sa capacité à résister aux chocs et à rebondir.

Pourquoi est ce essentiel de développer ses soft skills ? 

Les softs skills à developper pour se sentir bien dans son job et bien tout court 

Pour en savoir plus sur nos ateliers Soft Skills

Pour être accompagné en entreprise dans l’exercice de la méditation, je vous recommande celui qui m’a fait découvrir la pratique de la méditation Frankie Sfez, un professionnel de qualité qui comprend parfaitement les enjeux des organisations. Une pratique humaniste, collective et ressourçante !

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